Isis est un groupe musical basé en Californie à Los Angeles et originaire de Boston dans le Massachusetts. On leur attribue communément l'étiquette de doom metal, sludge metal, metal expérimental.
Isis est aujourd’hui célèbre grâce à Hydra Head Records, un label indépendant, fondé par le chanteur du groupe, Aaron Turner, en 1993. Le groupe produit une musique mélodique, pensante avec son lot de passages atmosphériques. Ils sont notamment influencés par des groupes comme Neurosis, Melvins, Godflesh ou encore Tool.
(source Wikipedia)
Effectivement, on constate dès les premières secondes de Wavering Radiant que le groupe a adopté une attitude plus frontale, lorgnant plutôt du côté d’Oceanic (2002), voire même de l’antédiluvien Celestial (2001). Abondamment délesté des constructions progressives qui formaient la charpente de la plupart des titres de Panopticon et du dernier album, ce Wavering Radiant semble nécessiter moins de patience pour que l’auditeur s’en imprègne. Finies les montées en puissance de deux minutes et place à une alternance calibrée de passages atmosphériques et de parties heavy. Le chant de Turner est plus bipolaire que jamais : on aura droit à des aboiements féroces ou des lignes de chant plus mélodieuses (ceci est particulièrement explicite sur Stone to wake a Serpent). Malheureusement, on constate que le chanteur a dans les deux cas passablement de peine à moduler sa voix, ce qui rend le tout assez prévisible et lassant, à la longue. Concernant la section « mélodique », à savoir les guitares et le clavier, on se trouve dans le prolongement logique des travaux précédents, à savoir des idées intéressantes comme la partie instrumentale à la fin de Hand of the Host ou les envolées de guitare sur 20 Minutes / 40 Years. Cependant, on constate systématiquement la présence de plans « pompés » sur de glorieux titres passés (le riff massif de Hand of the Host est une copie conforme de celui de Not in Rivers, but in Drops par exemple). De même, l’utilisation de ces riffs de clavier doublant la guitare est par moment un peu poussive. Par chance, la section rythmique semble plus solide, avec un Jeff Caxide très présent et immédiatement discernable grâce au son caractéristique et très toolien de sa basse, bourrée de chorus. Aaron Harris (batterie) a densifié sa frappe et a finalement opéré un retour en arrière par rapport aux fioritures disséminées tout au long d’In the Absence of Truth.
Il est à noter la présence d’Adam Jones (TOOL) sur deux titres – ne me demandez pas lesquels, je n’ai pas pu le discerner, mais j’imagine qu’il peut s’agir des 5ème et 6ème pistes.
Après Justin Chancellor sur Panopticon, c’est la deuxième participation d’un membre de la formation californienne avec ISIS. Les Bostoniens ont également eu la présence d’esprit de s’entourer de Joe Barresi à la prod (MELVINS, QUEENS OF THE STONE AGE, TOOL… ouh, les copieurs !), avec un résultat somme toute bien mastoc et un chant plus en avant. Ainsi, ces radiations ondulatoires m’ont laissé un goût d’inachevé, ISIS faisant preuve à mon sens d’une certaine suffisance, là où ils avaient véritablement tenté de repousser les barrières avec leur album précédent. Chaque morceau contient son lot de bonnes idées, mais trop souvent, elles sont diluées par des plans brouillons ou convenus. Espérons que la horde de post-metalleux s’étant inspiré de la déesse égyptienne ces dernières années saura amorcer un virage plus intéressant, puisque pour l’instant, ISIS semble faire du surplace.
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A comparer ces deux albums, je crois que ma préférence va pour « Wavering Radiant ». Bien que mon album préféré de nos chers Bostoniens reste et restera « Panopticon ». Ce « Wavering Radiant » viendrait en deuxième position, je crois.
Alors certes, il n' y a rien de nouveau à l'horizon mais cet album est construit de façon moins patiente que le précédent opus. Avec « Wavering Radiant » on entre plus rapidement dans le vif du sujet...Finies les longues intros, l'alternance des styles y est plus dynamique avec des moments plus violents et moins atmosphériques, bien que certains passages pourront satisfaire les humeurs planantes de chacun.
Au final, je trouve cet album très bon même s'il est sans surprise! Isis à fait ce qu'il sait faire et il l'a bien fait.
Pour ce qui est de la participation d'Adam Jons, je le soupçonne d'être sur la 5em et la 7em piste...Mais tout ceci reste à prouver :)
Edit: Pour ceux que cela intéresse de voir Isis en live, ils seront au "Furia Sound Festival" le 5 juillet 2009 à la Base de Cergy-Pontoise. Date confirmée sur leur Myspace.
Beaucoup de choses me plaisent sur cet album (structures, mix, qualité des sons, etc...) mais je fais une mauvaise fixette sur les parties vocales trop typées pour mes oreilles "fragiles".
Ils existe en version instru' ce disque ?